Ce que montre la carte
Une femme couronnée se tient de face, le visage encadré d’un voile jaune. D’une main gantée de vert, elle tient un sceptre fin ; de l’autre, un écu d’or où se détache un aigle noir. Sa robe d’or porte un motif fin, presque fondu dans le fond ; un manteau bleu tombe de chaque côté jusqu’au sol.
Les trois anneaux
D’après la notice de la National Gallery of Australia, l’Impératrice conservée à la Morgan Library porte un motif de trois anneaux à diamant entrelacés, une devise dont Francesco Sforza avait l’usage exclusif. Le jeu aurait donc été fait pour lui, peut-être offert vers son mariage avec Bianca Maria Visconti, en 1441.1
C’est une hypothèse, et le fac-similé reproduit ici ne permet pas de distinguer ce motif. La loupe montre surtout l’écu et le sceptre.
Un jeu dispersé
Le jeu dit Pierpont Morgan-Bergamo comptait 78 cartes ; il en reste 74.2 Elles sont partagées entre la Morgan Library & Museum de New York (35), l’Accademia Carrara de Bergame et la famille Colleoni (13). Pour Bergame, les catalogues donnent 23 ou 26 cartes.1,2
La tradition donne le jeu à Bonifacio Bembo. Les notices récentes partagent : les figures de cour à Bembo, les atouts à Antonio Cicognara.1,3
Voir aussi
Dans le même jeu : la Papesse, la Mort et le Monde.
Pour vérifier
Les numéros renvoient aux sources, en bas de page.
- National Gallery of Australia, exposition « Renaissance » (prêts de l’Accademia Carrara), notice du Roi de coupes et présentation du jeu. digital.nga.gov.au
- Wikipédia (en anglais), « Visconti-Sforza tarot cards ». en.wikipedia.org
- Finestre sull’Arte, « Tarot cards on display in Bergamo », sur l’exposition Tarocchi de l’Accademia Carrara (27 février au 2 juin 2026). www.finestresullarte.info